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Performance live - traitement d'image temps réel sur logiciel spécifique

Musique: Serge Adam
chorègraphie: Nacera Belaza et Cécile Mont-Reynaud.
Danse: Dalila Belaza et Corine Cella.

Le corps est en mouvement. Peut-on imaginer un sur-mouvement ? Je veux dire par là une vibration intime, l’influx musculaire, ce qui faît que le mouvement naît et se prolonge ? Peut-on imaginer capter cet instant, cette impulsion, cette vibration ? Et puis, par la projection, l’appliquer à nouveau sur le corps en mouvement comme dans un effet de feedback, d’amplification, de saturation ? Au bout de cette tentative il y a le corps du spectateur. Disponible, en attente. Déja je sais qu’il sera touché par une vibration aèrienne , celle de la musique de Serge, qui entrâine le long d’un souffle, déséquilibre par une arythmie programmée, abandonne pour mieux récupérer et rassurer, emmener à nouveau. L’objet de ces attentions n’est pas le corps du spectateur lui-même mais l’influx, la potentialité de mouvement à l’intèrieur de lui, le fourmillement, (fourmillement)… La possibilité d’un geste qu’épouserait la musique pour mieux faire corps, je veux dire par là « être corps ». Le spectateur, ici, ne dansera pas. On ne dansera pas à sa place non plus. Mais ce sera la mécanique de son propre corps qui lui sera représenté sur scène. Un corp suspendue dans des fils, tendus, comme sa propre attention vers le spectacle. Comme lui même est suspendue au son, à l’image, au mouvement. Un autre corps qui, comme le dit Nacera « parle de disparition ou dit la disparition et donc interroge sa présence et ses moyen d’apparaître et de disparaître par le mouvement, alors même que le spectateur est là pour lui, que l’image affirme sa présence, que la musique le fait tendre vers une temporalité que lui veut quitter…. Donc ce spectacle est le spectacle du corps du spectateur. Nous avons déja travaillé ensemble. Le dernier élément qui est arrivé au seins de notre équipe de réflexion et de création est l’acrobatie et les fils. Nous avons trouvé là un potentiel poétique énorme. Ces fils en mouvement, le corps suspendue en leur sein, évoque ce que j’évoquai plus haut sur l’influx du mouvement. Le thême de ce festival « vibration dans les airs » tombait a point nommé. De cette vibration résulte un son, une impulsion de mouvement, un stimuli visuel. Mais au dela de ça, ce dont-il s’agit, c’est l’échange entre « performers » et spectateurs, cette attention mutuelle qui se tend, et qui se met à vibrer par un échange de plus en plus rapide, une écoute mutuelle de plus en plus tenue et dense entre scène et public… Cherchant les outils pour concrétiser cette intention, j’ai beaucoup utilisé les termes de « feedback », écho, amplification, saturation. En image, un effet de feedback est la captation de l’image de la caméra qui génère cette même image qui est à nouveau captée etc… Il en résulte un effet d’écho isuel qui s’amplifie lui même ( en son, il s’agirai d’un larsen). Il s’agit donc d’un effet par essence vibratoire ui s’installe entre source d’émission et de diffusion jusqu’a saturation. C’est un procédé instable qu’il faut sans cesse contrôler au moyen de la lumière, du diaphragme et de la vitesse d’obruration.C’est un effet analogique et ancien que j’utiliserai et déclinerai avec des procédé numérique de recomposition de la colorimétrie ou de donnée temporelle.